
Boston et New York sous plusieurs centaines de mètres de glaces, Lacanau au milieu des terres, … il y a 20 000 ans au dernier maximum glaciaire, alors que le niveau de la mer était inférieur de 120 mètres à celui que l’on connaît aujourd’hui, la Manche se traversait à pieds. « Ce fleuve charriait les sédiments, produits de l’érosion terrestre, dans le golfe de Gascogne. Il est maintenant clair que cet ancien fleuve a eu un impact sur la sédimentation du golfe », explique Samuel Toucanne du laboratoire Epoc (1). C’est à partir de ce postulat que le jeune chercheur a orienté son travail de thèse sur la reconstruction des transferts sédimentaires. « Pour savoir quel a été l’impact du fleuve sur cette sédimentation on a procédé à des carottages à plusieurs endroits du Golfe de Gascogne. On s’est alors rendu compte que ce fleuve avait un impact majeur mais irrégulier sur la sédimentation. En analysant les dépôts on a pu raconter l’histoire lointaine du fleuve. »