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Arcachon

Une herbe marine, bio-marqueur du bassin d'Arcachon

La marée est descendante en cette matinée de décembre, au lieu-dit Taussat entre Andernos et Lanton. Micheline Grignon-Dubois en profite pour ramasser des zostères, ces petites herbes marines présentes sur le Bassin. Régulièrement cette directrice de recherche du CNRS, responsable du laboratoire Phyvalbio (1) collecte l’herbe pour étudier son évolution et prévenir son déclin. Grande défenseure de la zostère, c’est avec amertume qu’elle « arrache » le rhizome de cette plante. « C’est un excellent indicateur de la qualité de l’eau et de l’état général de la lagune. S’il se dégrade, elle se développe moins avec des conséquences pour l’ensemble de l’écosystème. »

En front de mer, face à la jetée Thiers d’Arcachon, les membres de l’équipe Gema Arcachon (1), ne peuvent pas être mieux placés. A quelques dizaines de mètres de leur bureau de la Station marine, sous la jetée, ils ont placé des huîtres munies d’électrodes reliées à un boîtier. Ces électrodes permettent de mesurer l’ouverture de ces mollusque bivalves. Le principe en apparence assez simple renseigne les scientifiques sur la qualité de l’eau. L'arrivée d'un changement de qualité de l'eau perçu par l'animal comme une agression externe, et le mollusque se ferme à des heures anormales; un affaiblissement de son organisme et la fréquence d’ouverture-fermeture, ou sa croissance journalière, ne sont plus les mêmes.

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