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Des pompiers volants
L’œil non averti pourrait facilement confondre un drone avec un jouet. Contrairement aux apparences, derrière les larges baies vitrées du Labri (Laboratoire bordelais de recherche en informatique), le professeur Serge Chaumette, responsable de l’activité drone et son équipe sont très sérieux. Ils mettent au point des systèmes permettant de rendre autonome des robots volants, capables d’aller là où l’homme ne peut pas.
Vendredi après-midi, mon périple dans les coulisses de Bordeaux 1 se termine. L’heure de remballer ?
Pas tout à fait. Comment prétendre connaître les coulisses de l’université sans aller faire un tour au Labri ? Le lieu où se matérialisent les technologies de demain… Exceptionnellement pour Cap Sciences, Serge Chaumette, accompagné de Rémi Laplace, doctorant financé par la DGA, et en collaboration avec les ingénieurs Gabriel Cordé et Augustin Boisvert de la société Fly-n-Sense dirigée par Christophe Mazel a eu la gentillesse de me faire assister à une démonstration de drone, aéronef autonome sans pilote. L’engin que je vois aujourd’hui d’une autonomie de 15 minutes peut-être utilisé par les pompiers lors d’un effondrement par exemple, il peut aussi détecter une fuite de gaz, surveiller le réseau routier etc. « Le but de nos recherches étant surtout de valider formellement les missions », m’explique le professeur. Comprenez : démontrer mathématiquement qu’une flotte de drones peut s’organiser lorsqu’un membre est défaillant ou en en panne. Ou encore, assurer la communication entre un drone et un mobile par exemple.
Démonstration en vidéo (2min57)
Claire Sémavoine