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Des espoirs contre la maladie du sommeil

Marquage par immunofluorescence de BILBO1 (vert), des flagelles (rouge) et des noyaux (bleu) superposé avec le contraste de phase de quatre parasites en culture.

Entre 50 000 et 70 000 personnes dans le monde, surtout en Afrique sub-saharienne, sont infectées par la maladie du sommeil. Transmis par la piqûre de la mouche tsé-tsé, un parasite appelé trypanosome provoque des troubles des cycles du sommeil jusqu’à la mort de la personne infectée. Aucun vaccin n’a encore pu éradiquer cette maladie mortelle. Des chercheurs du CNRS-Bordeaux viennent cependant de trouver, après trois années de recherche, « le talon d’Achille » de ce parasite qui vit dans le sang, la moelle osseuse et une zone spécifique du cerveau nommée liquide céphalo-rachidien.

L’équipe bordelaise du docteur Derrick Robinson, chargé de recherche CNRS au laboratoire "Microbiologie cellulaire et moléculaire et pathogénicité ", a réussi en effet à identifier une protéine au sein du parasite qui s’avère essentielle à sa survie. Appelée Bilbo1, cette protéine est, de fait, nécessaire à la genèse de la poche flagellaire du parasite, poche qui lui permet de se déplacer et surtout de s’alimenter. Il suffit donc de bloquer Bilbo1 pour que le parasite, ne pouvant se nourrir ni se reproduire, soit anéanti.

Tout n’est pas pourtant pas si simple. Reste à finaliser, ces prochaines années, les travaux de recherche et mettre au point un traitement thérapeutique utilisant cette protéine comme nouvelle cible pour des médicaments trypanocides.

(15 mai 2007)

Marquage par immunofluorescence de BILBO1 (vert), des flagelles (rouge) et des noyaux (bleu) superposé avec le contraste de phase de quatre parasites en culture.

Photo : Mélanie Bonhivers / CNRS