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Le campus, une ville dans la ville

Cette semaine, Cap Sciences me confie la mission d'aller à la découverte du campus de Bordeaux 1 et de ses laboratoires. Une immersion d’une semaine qui se présente comme un voyage, dans cette université très étendue

 

Afin de mener à bien mon aventure, je vais être équipée d'un appareil photo, d'une caméra, d'un stylo et d'un plan qui me sera, vous allez comprendre pourquoi, d'une grande nécessité. J'ai comme l'impression que la tâche ne va pas être facile, en tout cas une chose est sûre... je n'oublierai pas mes baskets.

 Le campus de l’Université Bordeaux 1 c'est pas moins de 91 hectares de terrain, cinq unités de formation et de recherche (UFR) réparties sur une trentaine de bâtiments: mathématiques et informatique, physique, chimie, sciences biologiques et sciences de la terre et de la mer. Sans compter les instituts de recherches comme l'Inria spécialisé en informatique-automatique et autres unités mixtes de recherche (UMR) tels le Laboratoire bordelais de recherche en informatique (Labri), mais aussi la section Environnements et paléo-environnements océaniques (Epoc). L'appellation UMR indiquant l'existence d'un partenariat entre l’université et un centre de recherches (CNRS, Inria, CEA, Inra,…).

 

9500 étudiants, 1129 enseignants-chercheurs

Par conséquences, le campus de Bordeaux 1, c’est un énorme village. Concrètement, en journée, il y a plus d'habitants qu'à Langon (environ 7000 habitants). Quotidiennement, près de 9500 étudiants dont 1383 étrangers, 225 apprentis, 933 doctorants et 1129 enseignants-chercheurs sont déversés par le tramway qui longe l’université. Ils fréquentent, en plus de leurs classes et laboratoires, la BU (bibliothèque universitaire) le restaurant, les deux cafétérias et les six résidences universitaires. Sans oublier la grosse machine administrative de 866 personnes disséminées sur l'ensemble du site.

Installé depuis 1886 sur le cours Pasteur à l'emplacement de l'actuel musée d'Aquitaine à Bordeaux, l'université déménage au cours des années 1960 à Talence. Elle est, à l'époque, considérée comme un fleuron de l'architecture moderne. Désormais, les anciens bâtiments qui, s'il faut dire la vérité, ont très mal vieilli, côtoient le high-tech tel le Labri car un tiers de l’immobilier a été construit depuis les années 1990.

 

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Bordeaux 1 en images !

 

Des personnages célèbres

Mais il faut croire que la science se moque bien de l'environnement ou de l'esthétisme et que l'intelligence s'éploie où qu'elle soit... merveilleusement. Pour preuves, les illustres personnages qui ont traversé l'enceinte de la faculté. Michel Mendès-France par exemple, ancien polytechnicien, professeur émérite à l'Université de Bordeaux I et professeur associé à l'Université du Québec de Montréal a été récompensé par l'académie des sciences pour ses travaux portant sur la théorie analytique des nombres.
Il y a aussi le prix Nobel de physique, Alfred Kastler (1902-1984), célèbre pour la découverte et le développement de méthodes optiques servant à étudier la résonance hertzienne dans les atomes. Il y a même un amphi qui porte son nom sur le campus et un lycée tout proche. L’ancien vice-président du sénat, Jacques Valade, s'est vu diplômé en 1952 de l'École de chimie industrielle et agricole, actuelle École nationale supérieure de chimie, de biologie et de physique (ENSCBP). En remontant un peu plus dans le temps, on retrouve le physicien Pierre Duhem (1861-1916), auteur de « Système du monde. Histoire des doctrines cosmologiques, de Platon à Copernic » en dix volumes, qui a lui aussi son nom gravé dans les registres de l'université.
Bien d'autres personnalités ont marqué l'histoire de ce temple de la recherche et qui sait ? Je vais peut-être rencontrer un futur prix Nobel? Pour avoir une chance d'y parvenir, je chausse vite mes tennis. J'ai du pain sur la planche et la science...n'attend pas !

 
Texte : Claire Sémavoine

Crédits photos : Claire Sémavoine