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Chimie materiaux



Alors que le test de la souris a été abandonné début janvier au profit du test chimique pour déceler une éventuelle toxicité chez les huîtres, une équipe de chimistes de l’ISM (1) planche actuellement sur les phyco-toxines marines (notamment la gymnodimine et les spirolides) qui sont à l’origine des interdictions à la vente d’huîtres du Bassin d’Arcachon, répétitives depuis 2005.

Chloé Masselon, jeune ingénieure de recherche a proposé une nouvelle approche des écoulements des fluides. Ses recherches pourraient intéresser différents secteurs industriels, notamment pour l’extraction de pétrole et la cosmétique. Elle vient d’ailleurs d’être primée dans le cadre d’Aquidoc (1), avec à la clef une véritable visibilité pour cette doctorante qui a été récemment recrutée par le centre Rhodia de Pessac où elle avait effectué son doctorat.

«Depuis 2005, on développe une technique qui nous permettrait d’effectuer une datation des eaux souterraines profondes et des calottes polaires très anciennes», explique Bernard Lavielle, directeur de recherches au Cnab (1) de Gradignan (33). Une technique complexe à maîtriser : «aujourd’hui il faut des quantités d’eau ou de glace trop importantes pour effectuer de telles datations pouvant remonter à 900 000 ans. Pour exemple, on a besoin de 1500 litres d’eau dans des couches profondes alors même qu’on a des débits très faibles; c’est souvent impossible mais surtout très coûteux.»

Comment s'étale une crème de beauté ? Comment s'écoule le ketchup? C'est sur ces phénomènes que plusieurs scientifiques de quatre laboratoires (1) ont planché. Le résultat de leurs travaux, publié dans la revue Nature du 3 juillet 2008, permet désormais de mieux saisir les mécanismes d'écoulement de ces matériaux dits "amorphes".

Chaque année, depuis cinq ans, les étudiants de l’ISTAB, l’Institut des Sciences et Techniques des Aliments de Bordeaux I, relèvent le défi de concocter les « aliments de demain ». La recette en est simple : imaginer une formulation culinaire innovante, ajouter un savoir en physique-chimie, réaliser des tests microbiologiques et des analyses bactériologiques et enfin ne pas oublier une bonne pincée de marketing.

 

 

Les recherches des chimistes de l’ICMCB pourraient donner un nouvel élan au développement des voitures électriques. Claude Delmas qui s’est penché avec des chercheurs du CNRS et du CEA (1) sur les batteries lithium-ion est parvenu à percer un mystère que jusqu’alors la communauté scientifique n’arrivait pas à lever. En effet, le phosphate de fer et de lithium réussit à conduire le courant alors même qu’il est un isolant. Les chimistes bordelais ont alors montré que des contraintes locales au sein du matériau permettent une conduction électronique et ionique se propageant de proche en proche et assurant ainsi le fonctionnement de la batterie.

« On a fait la découverte un peu par hasard, alors qu’on travaillait sur le processus de mort cellulaire provoquée dans une levure où l’on avait introduit un gène humain transformé », raconte Stéphen Manon chef de groupe à l’IBGC (1) dont les recherches portent essentiellement sur le cancer. Un hasard qui a permis d’observer que la levure ainsi créée résistait à une quantité d’éthanol deux fois supérieure à celle tolérée par une levure normale. « La production de la protéine (nommée Bax) à partir de son gène permet de stabiliser la résistance de la levure à l’éthanol ».