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Technologies



La filière optique-laser continue de s’étoffer en Aquitaine avec la création en juillet d’une nouvelle société : Azur Light Systems. Fondée par Nicholas Traynor du Centre technologique optique et lasers Alphanov et son collaborateur Johann Boullet, ancien chercheur au laboratoire CELIA.

Comment rendre une canne à pêche plus légère, des leurres plus ludiques et efficaces, des amorces plus pratiques ? Autant de casse-tête auxquels tente de répondre une quinzaine d’ingénieurs, de chefs produits et de designers installés à Cestas au sein de l’entreprise Caperlan (groupe Oxylane).

Parmi les scientifiques aquitains qui s’emploient à décrypter l’évolution du littoral, on trouve, au premier maillon de la chaîne, Pierre Lubin, plongé dans son ordinateur. Intégré au sein de l’équipe de Transferts Ecoulements Fluides Energétique (Trefle, 1), il s’emploie depuis 2001 à perfectionner un outil de modélisation pour simuler en 3D le déferlement des vagues, sésame pour percer les phénomènes de transport de sable et d’érosion du littoral. «J’adapte cet outil à de nouveaux processus informatiques plus puissants. Ainsi un calcul de déferlement des vagues, qui prenait auparavant trois mois, prend désormais moins d’une semaine. On gagne en rapidité mais aussi en finesse d’analyse en multipliant le nombre de données intégrées», décrit Pierre Lubin.

« Nous sommes l’un des rares laboratoires en France capable de générer, de manipuler et de détecter des ondes térahertz », se félicite Patrick Mounaix du Centre de physique moléculaire optique et hertzienne (CPMOH) à Talence. Ces ondes Terahertz, sont celles utilisées pour portiques dans les aéroports permettant de « voir » à travers les vêtements. Il s’agit de scanners fonctionnant avec ces ondes qui disposent à la fois des propriétés des ondes radios (traverser de nombreux matériaux) et des ondes optiques (guider les ondes). A cela s’ajoute la mesure temporelle, la possibilité de suivre dans le temps la propagation de l’onde.

« Nous sommes les seuls en France à avoir un Sted, un microscope confocal à 1 million d’euros », précise Philippe Legros, responsable technique du secteur microscopie photonique du BIC (Bordeaux Imaging Center). Ce dernier est le pôle imagerie du Centre de génomique fonctionnelle de Bordeaux, qui réunit des ressources en imagerie photonique et en imagerie électronique, principalement dans les domaines de la santé et du végétal. Ce microscope permet de faire de la reconstitution 3D et a une précision de 80 à 90 nanomètres.

A l’Université Bordeaux I, des chercheurs du Centre lasers intenses et applications (Celia) travaillent sur un projet visant à concevoir le premier outil de déminage non destructif au laser femtoseconde (10-15 secondes). « Dans le monde, nous ne sommes actuellement que deux laboratoires à posséder la technologie laser fibrée permettant de produire des impulsions femtosecondes capables de découper des plaques métalliques épaisses sans aucun échauffement à la cadence d’un million d’impulsions par secondes » ...

Le laser cartonne chez les dermatologues, on l’utilise de plus en plus en odontologie pour les tissus des gencives, en ORL pour les problèmes de surdité, en neurologie et même en gynécologie…Cependant, c’est probablement l’ophtalmologie qui a le plus contribué à banaliser le recours aux lasers en médecine via la chirurgie de la myopie, la découpe de la cornée pour les greffes et le traitement des maladies de la rétine.

L’usinage mécanique industriel a du mouron à se faire. Le laser, timidement mais sûrement, ringardise les traditionnelles perceuses, graveuses, rainureuses… Depuis cinq ans, une entreprise pessacaise, Eolite Systems, a justement investi ce créneau de l’usinage laser. Lancée par deux ingénieurs opticiens, François Salin et Philippe Métivier, cette start-up conçoit des boîtiers en métal de la taille d’une grosse boîte à chaussures remplie de pièces optiques, de miroirs, lentilles, cartes électroniques et reliée par des câbles à un générateur et un refroidisseur.

Dans le cadre de la Semaine du laser, InfoSciences-Aquitaine.net, diffuse un article par jour sur les recherches, les innovations et les chercheurs du laser en Aquitaine. Pour commencer cette série nous avons interrogé le président du Pôle de Compétitivité Route des lasers, André Ducasse.
« Les projets de recherche se multiplient en Aquitaine »
Trois questions à : André Ducasse, Président d’ALPhA Pôle de Compétitivité Route des Lasers, ex-directeur de L'Institut d'Optique Graduate School (IOGS) et du CPMOH (Centre de Physique Moléculaire Optique et Hertzienne).

En commercialisant sa toute dernière création début novembre, le Cubtile, la société bordelaise Immersion vient encore de réussir le difficile pari de rendre le virtuel plus réel. On pourrait même dire plus palpable. « On est parti de notre technologie tactile existante, la table Ilight, pour développer un nouveau produit de réalité augmentée encore plus performant », explique Jean Baptiste de La Rivière, responsable du pôle recherche et développement. « Nous avons décidé de nous lancer dans la table tactile car c’était un outil collaboratif, intuitif que nous devions maîtriser.

chateau-couhins

Le château Couhins, à Villenave d’Ornon, dans les Graves (Pessac-Léognan) ne cesse d’innover. L’an dernier nous vous présentions le Green seeker (Lire ici). Pour le lancement des vendanges 2009, le domaine expérimental de l’Inra qui produit 85000 bouteilles par an, en rouge et blanc, a présenté sa dernière trouvaille, le Multiplex.

Depuis sa création en janvier 2008, la société Iklax multiplie les bons coups. Créateur du format de musique multipiste et interactive Iklax téléchargeable sur Iphone depuis janvier 2009, la jeune entreprise de Bidart a franchi une nouvelle étape le 20 juillet dernier avec le lancement sur leur format de « Space Oddity » de David Bowie, en partenariat avec EMI, la plus importante des majors.

Vincent Autefage, étudiant en troisième année d’informatique à l’Université de Bordeaux 1, n’est pas du genre à contourner la difficulté. Etant insatisfait des partages de données sur les serveurs, il a créé son propre logiciel pour résoudre leurs inconvénients.

L’appareil trône au milieu d’un des bureaux de l’incubateur régional d’Aquitaine, à Talence (33). Il ressemble aux autres ordinateurs du moment : plat, sans tour au pied du bureau. Mais, ce qui tranche avec les autres produits c’est sa composition totalement aluminium. Il faut dire que cet ordinateur est entièrement éco-conçu.

« Après la catastrophe de Tchernobyl, une partie des déchets végétaux contaminés par des particules radioactives ont été enfouis non loin de la centrale dans plusieurs tranchées puis recouverts de sable pour éviter toute dissémination. Mais, vingt-deux ans après, on peut observer des migrations de radionucléides dans le sol et le sous-sol dont les responsables pourraient être, entre autres facteurs, des bactéries », explique le docteur Claire Sergeant, responsable de l’équipe Environnement et Chimie Nucléaire au CNAB (1).

Herschel, un satellite bordelais

Trois questions à Philippe Caïs, Responsable du département Electronique au Laboratoire d’astrophysique de Bordeaux (Lab)

Quelle est la genèse du satellite Herschel ?

C’est la suite des satellites d’observation en infrarouge lancés notamment par l’agence spatiale européenne (Esa). Après Iras, Iso et Spitzer, qui ont permis de découvrir l’Univers en infrarouge, Herschel (en l’honneur de William Herschel qui a découvert l’infrarouge) lancé fin avril par une Ariane5, fait partie des satellites majeurs de l’Esa. L’idée d’Herschel est née dans les années 80 et celui-ci avait été inscrit dans la prospective de l’Esa pour les années 1985-2005. L'Esa avait son plan de route pour les dix années suivantes et Herschel a dès lors fait partie des satellites majeurs et prioritaires. La confirmation de son lancement a été prise dans les années 2000 pour un lancement programmé en 2004 puis repoussé régulièrement jusqu’à 2009.

« Energie de la lune », c’est sous ce nom évocateur que les deux amis bordelais Marc Lafosse et Jérôme Cougoul vont créer leur entreprise en cette fin février. Tous les deux diplômés d’un DEA d’océanographie en 2007 à Bordeaux 1, ils expliquent : « Nous voulons installer une ferme hydrolienne autour du Pont de Pierre de Bordeaux pour produire de l’énergie verte. »

Un ancien fleuve découvert en Lybie par des Bordelais de l'Oasu

Les traces d’un ancien fleuve a été découvert en Lybie par une équipe internationale coordonnée par Philippe Paillou de l’Observatoire aquitain des sciences de l’univers (1). Le fleuve comparable en taille au Nil égyptien a été mis à jour grâce aux données acquises par le radar imageur Palsar du satellite Alos de l’agence spatiale japonaise Jaxa. Avec ce fleuve, c’est tout un réseau hydrographique fossile, long de plus de 1200 km, qui reliait, il y a plusieurs millions d'années le bassin de Kufrah à la mer Méditerranée « qui a refait surface ».

« Les deux principaux inconvénients des lampes classiques utilisées pour les lampadaires sont le coût de la maintenance et la consommation électrique qui se monte à 45% de la facture électrique d’une ville », explique Didier Récapé, directeur général de la société Lyracom (1), située à la technopole Montesquieu à Martillac (33). Avec son équipe composée de huit personnes, il a alors planché sur la mise en place de lampes à Led (2) beaucoup plus économes et dont l’intensité est modulable. Ce qui lui vaut d’être récompensé par le Trophée de l’innovation de l’Inpi ce jeudi 4 décembre. Car Lyracom a été en la matière très innovante.
 

Le Trophée d’or de l’innovation Vinitech pour une PME médocaine

Les viticulteurs pourront découvrir au salon Vinitech qui se déroulera du 2 au 4 décembre à Bordeaux, une machine respectueuse de l’environnement qui va faciliter leur travail tout au long de l’année. L’entreprise Souslikoff et Cie, située à Saint-Yzans de Médoc, présentera sa bineuse intercep pneumatique pour laquelle elle a obtenu le Trophée d’or de l’innovation Vinitech.