Skip to Content

Actualités

CO2 : une nouvelle méthode de captage-stockage testée à Lacq

Á Lacq, dans les Pyrénées Atlantiques, Total mène une importante expérience de captage-stockage du CO2. La partie captage a commencé avec succès en juillet et la partie stockage devrait débuter au mois de novembre. L’originalité du dispositif testé réside dans l’utilisation de l’oxycombustion. Une méthode qui existait dans d’autres domaines industriels, la verrerie notamment, et qu’il a fallu adapter à la production d’énergie. C’est en effet pour capter le CO2 émis par la chaudière qui alimente en énergie le site de Lacq (en brûlant le gaz extrait et traité sur place)  que Total, aidé de l’IFP et d’Air Liquide a lancé son pilote.

Á la différence des procédés de captage existants qui, le plus souvent, traitent les fumées avec des solvants après la combustion génératrice d’énergie, c’est la combustion même opérée avec de l’oxygène -et non plus de l’air- qui permet de produire un gaz à très haute teneur en C02. Après une simple opération de déshydratation il peut être compressé et acheminé jusqu’à son lieu de stockage.

Il s’agit d’un ancien gisement de gaz découvert en 1987 et épuisé depuis longtemps. Pour le rejoindre, le C02 empreinte donc en sens inverse, les conduites installées pour l’acheminement du gaz vers l’usine de traitement. Situé à vingt-sept kilomètres de Lacq, au cœur du vignoble de Jurançon, le puit est enfoui à 4500 mètres de profondeur. 120 000 tonnes de CO2 devraient y être stockées d’ici la fin de l’opération, dans deux ans.

Si l’expérience, une première mondiale, est concluante et si elle ne se révèle pas trop énergivore, elle pourrait être reprise sur d’autres sites  pour stocker le C02 des activités les plus polluantes de l’entreprise.

Donatien Garnier